lundi 15 septembre 2014

Le bodybuilding, un univers à découvrir aussi sur grand écran


Bodybuider
Lyon, Antoine, 20 ans, s'est mis à dos une bande de petits délinquants à qui il doit de l'argent. Fatigués de ses trafics en tous genres, sa mère et son grand frère l'envoient à Saint-Étienne chez Vincent, son père, qu'il n'a pas revu depuis plusieurs années. A son arrivée, Antoine découvre que Vincent tient une salle de musculation, qu'il s'est mis au culturisme et qu'il prépare intensivement un concours de bodybuilding.

La salle de sport
Les retrouvailles entre le père et le fils, que tout oppose, sont difficiles et tendues. Vincent va accepter que son fils travaille pour lui et puisse ainsi sortir du pétrin dans lequel il s'est mis. De son côté, Antoine va progressivement apprendre à découvrir et respecter la vie que son père a choisie.

Fabien Gil
C'est au cours d'un championnat que l'idée de réaliser « Bodybuilder », dans les salles le 1er octobre, est née. Intrigué par le mode de vie de ces athlètes, Roschdy Zem s'est interrogé sur le rythme et l'entraînement que s'imposaient les bodybuilders pour transformer leur corps de manière aussi impressionnante. Il a commencé par se documenter sur le sujet et a rencontré Fabien Gil, un champion devenu entraîneur, qui l'a initié à cet univers particulier.

L'univers du bodybuilding
A l'origine, Roschdy Zem avait envisagé raconter l'histoire d'un personnage féminin. Il s'est alors confronté à deux écueils : le peu de femmes bodybuildées en France et le questionnement inévitable sur la perte de féminité et ses conséquences, ce qui l'aurait conduit vers un autre scénario.

On ne fume pas à côté d'un sportif !
Le film s'inspire largement du documentaire canadien « The bodybuilder and I », qui raconte l'histoire d'une jeune homme qui découvre son père à travers l'univers du bodybuilding. Dans ce documentaire, Bryan Friedman filme son père, Bill, qu'il n'a jamais vraiment connu. Avocat, bourreau de travail, Bill n'était pas souvent là pour sa famille. Son second divorce l'a fait sombré dans une profonde dépression qui l'a amené à quitter son travail et à vendre sa maison. Bien décidé à refaire surface, Bill décide, à 59 ans, de se lancer dans le culturisme. Si le documentaire montre le parcours sportif de Bill Friedman, il montre aussi deux hommes, un père et son fils, qui apprennent à se connaître et à se comprendre.

La célébration du corps humain
Roschdy Zem s'est intéressé aux codes esthétiques du culturisme, discipline qu'il considère comme une célébration du corps humain. Chez les bodybuilders, tout est sacré : le corps, le mouvement et même l'alimentation. Le corps est poussé à l'extrême vers ce que l'athlète estime être la pureté et la perfection. Chaque sportif vise une certaine idée de cette perfection, une symétrie exemplaire.

Tout coûte cher dans ce sport
Le réalisateur a également été touché par la passion des athlètes pour ce qu'il appelle « un sport de riche pratiqué par des pauvres ». Car tout coûte très cher dans cette discipline et ne rapporte absolument rien. Les passionnés y consacrent tout leur temps et leur argent. C'est un investissement total avec des sacrifices importants.

Bill Friedmann
Le rôle de Vincent est incarné par François Yolin Gauvin, triple Vice-champion du Monde et Champion du Monde (en 2013), découvert dans une compétition vétéran. Avec ce rôle, le sportif, âgé de 58 ans, fait ses premiers pas sur grand écran. Pour interpréter au mieux le personnage, François Yolin Gauvin a suivi les conseils d'un coach. Mais contrairement aux acteurs habituellement recrutés pour jouer dans des rôles musclés, il s'agissait d'un coach chargé de lui faire travailler son texte et non d'un coach sportif.

Bill Friedmann
Lorsque Roschdy Zem propose le rôle à François Yolin Gauvin, ce dernier, tout juste sacré Champion du Monde, sortait d'un an de régime strict, avec 8 repas par jour et 4 à 5 heures d'entraînement quotidien (et 20 tonnes de fontes soulevées à chaque séance). Alors qu'il souhaitait arrêter la compétition, le champion a du maintenir sa forme au plus haut niveau physique pendant les 6 mois de tournage, ce qui impliquait de continuer le même entraînement.

Une carrière de culturiste
François Yolin Gauvin s'est lancé dans une carrière de culturiste à l'âge de 17 ans, en fabriquant lui-même ses haltères. En 40 ans de carrière, l'athlète a remporté de nombreux prix. Fin octobre 2012, il se fixe un dernier challenge : gagner le titre de sa catégorie (master + de 50 ans), au Grand prix international de Saint-Prix, dans le Val d'Oise, puis se qualifier pour le concours Mister Univers, à Hambourg. Un pari qu'il a réussi en remportant la première place toutes catégories, tous âges confondus.

Passion, rigueur, sacrifice
Pendant ces 40 années, le culturisme a fait partie intégrante de la vie de François Yolin Gauvin, une passion qui lui a demandé rigueur et sacrifices. Droiture, hygiène de vie exemplaire, son quotidien reposait sur des entraînements ciblés, alliés à une alimentation qui permettait au corps d'apporter les nutriments essentiels à la croissance musculaire. François Yolin Gauvin axait son régime sur une alimentation progressive, avec seulement 50 gr de glucides le matin (des flocons d'avoine), des repas à base d’œufs, de poisson gras, de blancs de poulet, de légumes verts, des collations de protéines à l'eau, des vitamines et 4 litres d'eau par jour.

Making of
Au final, François Yolin Gauvin estime que Roschdy Zem a trouvé la bonne approche pour parler du culturisme, en abordant objectivement la discipline et en mettant en avant la souffrance des entraînements. Le film montre également que la pratique du culturisme à haut niveau nécessite un savoir : des connaissances en diététique, en physiologie, sur chaque muscle et ses composantes et sur la gestion des périodes de récupération. Loin des clichés sur des sportifs montagnes de muscles, « Bodybuilder » montre que ces athlètes ont aussi un cerveau.

Fabien Gil
Alors, pour mieux connaître cet univers et ces sportifs attendrissants, une seule solution : filer en salles (de cinéma et de gym) pour vous faire votre propre idée.

Et si d'aventure, en sortant de la projection, vous vous découvrez l'âme d'un bodybuilder, si vous sentez la vocation vous titiller, ou si tout simplement vous souhaitez vous mettre (ou remettre) à la pratique sportive, contactez-moi.

Pour me contacter : manager@gregory-capra.com

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