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mercredi 2 octobre 2019

Sport break à L'Isle-sur-la-Sorgue

L'Isle-sur-la-Sorgue
Après une demi-journée de canoë et une demi-journée de vélo, avec Grégory Capra, Eric a bien le droit de se détendre. La soirée de repos du sportif marseillais est une découverte de L'Isle-sur-la-Sorgue, au fil de l'eau. 

 
La Sorgue

Autrefois, L’Isle-en-Venaissin, était une cité de pêcheurs née des eaux de la rivière. « Insula » au moyen âge, l'Isle-sur-la-Sorgue était d’une véritable île au milieu des marécages, peu à peu asséchés par le creusement de canaux. Ces nombreux canaux qui la ceinturent ou la parcourent ont permis de lui octroyer le surnom de « Venise comtadine ».

Roue à aubes
Depuis une époque reculée, les eaux de la Sorgue, abondantes et régulières, ont fourni la force motrice nécessaire à l’artisanat et à l’industrie. Les roues à aubes avaient permis l’installation de moulins à blé dès le XIIe s., puis la création d’ateliers pour traiter la laine et la soie. 

 
Le parcours des roues

Les quelques roues pittoresques qui subsistent aujourd’hui pour donner son cachet si particulier à L’Isle sur la Sorgue, ne témoignent qu’en partie des soixante-deux qu’on dénombrait au XIXe s. et de l’intense activité qui régnait alors : tandis que la soie engendrait de nouvelles fortunes, L’Isle devenait le principal centre lainier du département. Un parcours des roues est disponible à l’Office de Tourisme de l’Isle sur la Sorgue.

 
La Sorgue

De temps immémorial, ses habitants eurent le droit exclusif de pêcher dans la Sorgue, de la Source jusqu’au Rhône. Ce droit est confirmé déjà dans les privilèges accordés à la Communauté le 31 juillet 1237 par le comte de Toulouse. L’église, devenue souveraine sur ces terres, ne revint pas sur l’usage établi. Le poisson ne manqua pas. Retour d’ascenseurs oblige : pendant plusieurs siècles on approvisionna en priorité les tables des autorités ecclésiastiques, légats et vice-légats d’Avignon en tête. L’Isle-sur-la-Sorgue garde vivant le souvenir de ses pêcheurs qui, sur leurs bateaux à fond plat, les nego-chin (noie chien), partaient été comme hiver, armés de diverses manières, en quête d’écrevisses, de truites, d’ombres ou d’anguilles. Pour perpétuer la tradition, une démonstration de pêche est organisée tous les ans au mois de juillet.

 
La Caisse d'Epargne

La vieille ville, autrefois entourée de remparts, conserve le charme d’une cité que chaque époque marque de son empreinte. La tour d’Argent, près du chevet de l’église, fut édifiée par les comtes de Toulouse au XIIIe s. Non loin de là, dans les ruelles de ce qui fut un temps la principale ville du Comtat, on peut admirer de belles façades gothiques ou renaissance. La Collégiale Notre-Dame-des-Anges, reconstruite, sauf le chœur, au milieu du XVIIe s., constitue un monument exceptionnel par la richesse de sa décoration intérieure : c’est un témoin majeur du baroque dans le Midi de la France. On ne saurait oublier quelques réalisations du XVIIIe s. par la famille d’architectes Brun : le grenier à blé qui accueille l’Office de Tourisme, l’hôpital avec son vestibule, sa chapelle, sa pharmacie et son jardin orné d’une splendide fontaine, et, entre autres hôtels particuliers, l’hôtel Donadeï de Campredon qui abrite le Centre d’Art Campredon qui accueille régulièrement des expositions d’art contemporain.

Les antiquités de L'Isle-sur-la-Sorgue
Les articles précédents sur le séjour sportif privé d'Eric, en Luberon, en août 2019 :
- Grégory Capra et Eric sur la Sorgue

- Les villages du Luberon en vélo

Pour me contacter : manager@gregory-capra.com

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